vendredi 28 mars 2025

L'émotion du coeur.

 


Notre cœur n’était-il pas tout brûlant au dedans de nous ? (Luc 24:32).

Savons-nous ce que c’est que d’avoir le cœur brûlant ?

Quand Jésus nous apparaît soudain, c’est un incendie qui éclate et nous avons des visions merveilleuses. Savons-nous garder en nous cet enthousiasme qui triomphera de tout ? Mais, la banalité des tâches quotidiennes et la banalité de ceux qui nous entourent, tout cela refroidit notre enthousiasme si nous n’avons pas trouvé le secret pour vine dans la communion de Jésus.

Beaucoup de nos tourments, à nous chrétiens, viennent non pas proprement de notre péché, mais de notre ignorance des lois qui régissent notre nature. Par exemple, le seul moyen que nous avons de nous rendre compte si nous devons, oui ou non, donner libre cours à une émotion, c’est de voir clairement où elle nous amène.

Si elle aboutit à ce qui est coupable aux yeux de Dieu, coupez court. Mais prenez garde. Si c’est une émotion suscitée par l’Esprit de Dieu, et que vous ne lui donniez pas libre carrière, elle se réfugiera dans une région inférieure de votre pensée. C’est ainsi que se forme en nous la sentimentalité.

Plus l’émotion est noble, plus elle est élevée, et plus sa corruption sera basse. Si l’Esprit de Dieu vous a remué, allez de l’avant sur tous les points, de manière à ne pouvoir plus reculer, mais sans vous inquiéter des conséquences. Nous ne pouvons pas rester sur la montagne de la transfiguration, mais il faut obéir à l’inspiration que nous y avons reçue ; il faut agir.

« Nous ne pouvons pas allumer comme, nous voulons le feu qui brûle notre cœur. L’Esprit du ciel souffle où Il veut, Et notre âme est pour nous mystère. Mais les devoirs que nous révèlent les heures claires peuvent s’accomplir dans les heures les plus sombres. »



vendredi 14 mars 2025

La vision du Divin.



Je ne voulus pas désobéir à la vision céleste. (Actes 26 :19.)

Lorsque nous perdons la vision de Dieu, c’est que notre âme s’est transformée en une outre percée. Si notre foi ne se traduit pas en activité pratique, la vision s’évanouit. Obéir à la vision céleste, c’est nous donner tout entiers, pour qu’Il règne, c’est maintenir la vision toujours sous nos yeux. Il ne s’agit pas seulement durant nos prières ou nos réunions religieuses, mais pendant les soixante secondes de toutes nos minutes.

« Si elle tarde, attends-la ». Ce n’est pas à nous d’accomplir la vision. C’est à nous d’attendre, fidèlement, jusqu’à ce qu’elle s’accomplisse. Mais, une fois plongés dans la vie pratique, nous oublions ce que nous avions vu. Au début, la vision semblait nous suffire, nous ne savions pas attendre qu’elle s’accomplît. Nous nous sommes jetés dans l’activité concrète, et quand la vision s’est accomplie, cela nous a échappé. Savoir attendre que la vision s’accomplisse, c’est la preuve que nous sommes fidèles à Dieu. La vie de notre âme est en danger quand nous ne savons pas attendre, absorbés que nous sommes par le travail pratique.

Dieu nous sème dans la tempête. Serez-vous une graine stérile ? Cela dépend de votre fidélité à la lumière que vous avez reçue. C’est Dieu qui doit vous semer, vous projeter au bon endroit. Si vous voulez choisir vous-même votre endroit, vous serez une graine stérile. Si Dieu vous sème, vous porterez du fruit.


samedi 1 mars 2025

La tenacité dans la foi.

 


Arrêtez, et sachez que moi, je suis Dieu ! (Psaume 46 :11).

La ténacité, c’est plus que l’endurance. C’est l’endurance combinée avec la certitude absolue que ce que nous attendons va se produire. La ténacité n’est pas seulement le fait de s’accrocher ou de se suspendre à quelqu’un ou à quelque chose, ce qui peut n’être que la crainte de se laisser tomber par faiblesse. La ténacité, c’est l’effort intense d’un soldat qui n’admet pas que son chef puisse être vaincu.

Un disciple de Jésus-Christ n’est pas dominé par la crainte d’aller en enfer. Ce qu’il craint par-dessus tout c’est que son Maître ne triomphe pas, et que les grandes causes pour lesquelles il a lutté : le pardon, la justice, la concorde, l’amour, ne parviennent pas à l’emporter à la fin.

On dirait tellement à voir ce qui se passe, que ce ne sont là que des feux follets. C’est le moment de faire appel à la ténacité. Au lieu de nous accrocher à Dieu sans rien faire pour Lui, travaillons avec résolution avec la certitude que Dieu ne sera pas vaincu.

Si nos espérances ne sont pas encore, à l’heure qu’il est, accomplies, cela prouve qu’elles sont en train d’être purifiées. Aucun idéal conçu par l’esprit humain qui ne doive s’accomplir un jour. Un des efforts les plus difficiles que nous ayons à faire en cette vie est l’effort pour attendre que Dieu accomplisse ce que nous espérons.

« Parce que tu as gardé la Parole de ma patience. » (Apocalypse 3 :10)



samedi 15 février 2025

Gardien de mon Frère.

 

Aucun de vous ne vit pour lui-même. (Romains 14 :7).


La pensée vous est-elle jamais venue que vous portez devant Dieu la responsabilité d’autres âmes que la vôtre ?

Par exemple, chaque fois que je m’éloigne de Dieu dans ma vie personnelle, tous en souffrent autour de moi. Nous sommes liés les uns aux autres. « Quand un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui. »

Quand vous vous laissez aller à l’égoïsme, à la négligence, au désordre, à l’indifférence, à l’endurcissement spirituel, tout votre entourage en pâtit. Mais, direz-vous, c’est la perfection que vous réclamez. Qui peut réaliser un tel idéal ?” Je réponds : Dieu seul, car de Lui viendra toute notre puissance.

« Vous serez mes témoins. »

Qui de nous est prêt à dépenser pour Jésus-Christ tout ce qu’il possède d’énergie nerveuse, d’énergie morale, d’énergie spirituelle ? Il faut cela pourtant pour être son témoin. Cela ne se fait pas d’un seul coup. Soyez patients envers vous-même.

Pourquoi Dieu nous a-t-il placés sur la terre ? Pour être sauvés et sanctifiés ? Non, mais pour besogner à sa besogne.

Suis-je prêt à être, à son service, le pain rompu, le vin répandu ?

A tout perdre, à tous les points de vue, sauf un seul : que j’amène comme je le pourrai des âmes à servir à leur tour Jésus-Christ. Ma vie, en tant qu’elle est au service de Dieu, c’est la seule façon que j’aie de remercier Dieu pour le salut incomparable qu’Il m’a donné.

Rappelez-vous que n’importe qui d’entre nous peut très bien être mis de côté, comme une pièce fausse « …de peur qu’après avoir prêché aux autres, dit Paul, je ne sois moi-même rejeté ».