Bienvenue au Chapitre de France de The Society of Traditional Old Catholics ….. Prions pour tous les Chrétiens persécutés de par le monde pour leur Foi en Jésus-Christ.
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mercredi 17 décembre 2025

Message du 4ème Dimanche de l'Avent.

 


Dans quelques jours, nous allons fêter Noël. La liturgie de ce dimanche est remplie de cette joie à venir. Bien sûr, les textes bibliques ne se réjouissent pas du réveillon qu’on va préparer ni des cadeaux que l’on sait cachés quelque part dans la maison. Notre joie, c’est plutôt celle d’une famille qui attend « un heureux événement. » Cet événement ce n’est pas seulement la naissance d’un petit enfant, c’est la venue de Dieu sur terre. Nous nous réjouissons particulièrement en relisant l’évangile de la Visitation qui est un mystère joyeux par excellence.

Rappelons-nous : Marie vient de dire « oui » au projet de Dieu qui lui a été transmis par l’ange Gabriel. Plus que jamais, elle est la Servante du Seigneur. Aussitôt, elle se lève et elle se met en route pour aller auprès de sa cousine Elisabeth devenue enceinte du futur Jean Baptiste. En toute hâte, elle va parcourir environ 150 kilomètres. Elle n’est pas préoccupée de sa propre fatigue. Elle sent qu’Elisabeth a besoin d’elle sur le plan matériel, psychologique et spirituel. Il lui faut bien sûr une aide ménagère mais aussi un être pour communier avec elle au mystérieux bonheur de la vie.

La Vierge Marie n’a pas changé. Si nous l’appelons, elle court toujours vers nous et Jésus est en elle ou à ses côtés. Bien sûr, nous ne sommes pas Elisabeth et Marie n’est pas notre cousine. Elle est bien plus puisqu’elle est notre mère. C’est Jésus qui l’a voulu ainsi quand il était sur la croix. La Vierge Marie est venue dans notre vie. Elle vient toujours comme pour Elisabeth. C’est avec elle que nous nous préparons à vivre un vrai Noël et à accueillir le Christ Sauveur dans notre vie.

La raison d’être de Marie, sa vocation, c’est son Fils. Elle ne vit que pour le donner au monde. A l’approche de Noël, elle est là pour nous inviter à l’accueillir, lui donner la première place dans notre vie et faire « tout ce qu’il nous dira. » Avec lui, c’est la joie, c’est l’amour qui entrent dans notre vie. Il est celui qui vient « nous rendre espoir et nous sauver. » Il veut habiter le cœur des hommes. Alors oui, soyons dans la joie et l’allégresse.

Ils sont nombreux dans notre monde ceux et celles qui vont fêter Noël sans penser à cette bonne nouvelle. Tout est prévu, le sapin, les décorations, les cadeaux, le réveillon, mais on oublie Celui qui est à l’origine de ces festivités. Certains en viennent même à penser que la religion n’a rien à voir avec la fête de Noël. Alors, comme Marie et avec elle, nous sommes tous appelés à nous mettre en route « rapidement ». Nous sommes envoyés dans ce monde pour y être les témoins et les messagers de l’amour qui est en Dieu.

La visitation, c’est quand une personne vient à nous avec Jésus en elle. Quand l’Amour s’approche de nous, c’est quelque chose d’extraordinaire. La visitation c’est aussi quand nous allons vers l’autre, en particulier vers celui ou celle qui souffre de la solitude, la maladie, la précarité. Nous voulons l’aider mais aussi lui porter ce Dieu Amour et le faire resplendir dans la mesure où il nous habite. Et comment ne pas penser à toutes ces personnes qui vont porter l’Eucharistie aux malades ? Elles vivent ce parcours comme Marie dans un cœur à cœur silencieux avec ce Jésus qui est entre leurs mains.

A l’approche de Noël, nous venons puiser auprès de Celui qui est à la source de tout amour et de toute joie. Puis, comme Marie et avec elle, nous sommes envoyés. Ce n’est pas pour demain ou plus tard mais pour aujourd’hui. Elle s’est mise en route « aussitôt » après l’annonce de l’ange. Pour nous aussi, la mission est une priorité absolue qui ne doit pas attendre. Avec Marie, nous apprenons à ouvrir nos yeux, notre cœur et nos mains à toutes les situations de souffrances dans nos familles, nos quartiers, nos villages. C’est avec elle et avec Jésus que nos visites pourront devenir des « visitations. »

A la fin de la messe, nous entendons cette parole : « Allez dans la paix du Christ… ». C’est un envoi en mission. Nous sommes envoyés pour porter la paix à tous ceux et celles que nous rencontrerons sur notre route. Demandons au Seigneur qu’il nous donne de suivre l’exemple de Marie. Avec elle, nous allons porter le Christ aux hommes d’aujourd’hui. Nous allons leur dire la bonne nouvelle de sa présence et de son amour.


jeudi 11 décembre 2025

Message du 3ème Dimanche de l'Avent.

 


Ce 3ème dimanche de l’Avent est aussi appelé « dimanche de la joie ».

Cette joie, nous la voyons dans nos rues illuminées. De grands sapins ont été dressés sur nos places. Les gens circulent dans les rues avec de gros paquets-cadeaux. Tout cela est beau. Mais ce 3ème dimanche nous invite à faire un pas de plus dans la foi. Il s’agit pour nous de nous réjouir dans le Seigneur.

« Soyez toujours dans la joie, priez sans relâche, rendez grâce en toute circonstance. »

Voilà une bonne nouvelle à faire circuler de toute urgence : « Le Seigneur fera germer la justice devant toutes les nations ». Avec lui, les malheurs qui accablent notre monde ne peuvent avoir le dernier mot. Il n’y aura plus de crise, ni de violence, ni de guerre. En Dieu, c’est l’Amour qui triomphe.

L’évangile de ce dimanche (Matthieu 11) nous montre une autre source de joie. Il nous présente Jean Baptiste comme « témoin de la lumière ». Il n’était pas la lumière mais il l’a montrée. Il a désigné le Messie à tous ceux qu’il rencontrait : « Au milieu de vous, se tient Celui que vous ne connaissez pas. » Cette bonne nouvelle que Jean Baptiste adressait aux foules de son temps vaut aussi pour nous aujourd’hui. Jésus est là présent au cœur de nos vies. Malheureusement, nous sommes souvent ailleurs. Et ce n’est pas avec nos seuls moyens humais que nous arriverons à le reconnaître. Pour y parvenir, il nous faut le regard de la foi, un regard éclairé et nourri par la Parole de Dieu et les sacrements.

Le Seigneur vient. Il est mystérieusement présent au milieu de nous. Ce troisième dimanche de l’Avent nous invite à le reconnaître. C’est plus important que tous. Notre monde souffre de l’injustice, de l’immoralité, de l’égoïsme. Il est nécessaire de ce convertir sur ces points. Mais le plus grand malheur c’est l’incrédulité, c’est le manque de foi, c’est ne pas reconnaître la présence de Dieu au milieu de nous. Par ce refus de Dieu, nous nous éloignons de celui qui est la seule chance de notre vie.

Dans quelques jours, nous fêterons Noël. Il y aura beaucoup de paquets cadeaux bien enveloppés dans du papier coloré. Ce sera pour nous une occasion de donner de la joie à ceux et celles que nous aimons. Mais si nous en restons là, c’est vraiment dommage. Vivre Noël, c’est faire un geste de foi, c’est croire en Jésus qui vient et nous engager à écouter sa Parole et à le suivre. Les plus beaux cadeaux du monde, les plus fastueux réveillons ne peuvent pas vraiment nous combler. C’est seulement auprès du Seigneur que nous trouverons la vraie joie. Il ne peut y avoir de vie chrétienne vraiment authentique sans cette joie née de l’amour de Dieu. Nous ne pouvons pas annoncer la bonne nouvelle de Jésus Christ avec un air d’enterrement.

Accueillons cette invitation à la joie comme un appel à la foi, une foi rayonnante et communicative. A la suite de Jean Baptiste, soyons nous aussi des témoins de la lumière toujours soucieux de préparer les chemins du Seigneur et de dire son amour. C’est cela qu’il attend de chacun de nous. Mais pour remplir cette mission, nous venons puiser à la Source de l’amour qui est en lui. Nous nous nourrissons de la parole du Seigneur et de son Eucharistie.

En ce dimanche, nous nous tournons vers toi Seigneur : « Que ta lumière rayonne à travers nous et attire les hommes à toi. Que ton amour passe vers eux à travers nous, à travers nos paroles et notre vie de tous les jours ». Amen.



jeudi 4 décembre 2025

Message du 2ème Dimanche de l'Avent.

 


Le Règne des cieux s’est approché (Matthieu 3:2).

L’Avent est caractérisé par des “présences” lumineuses qui comme des phares dans la nuit indiquent le chemin vers Celui qui vient. Dans le second dimanche nous rencontrons la voix de Jean le Baptiste, le témoin de la Lumière.

Une voix décidée, convaincue, profonde, porteuse d’une annonce prophétique qui parle au cœur avec le ton de l’urgence : « Préparez-vous à un grand événement ! Le Ciel s’est approché de la terre, le Règne de l’amour a ouvert ses portes. Dieu lui-même a choisi de révéler aux hommes la beauté de son visage envoyant comme Roi son Fils unique ». Jean, nous conduisant au delà de l’empire de tour, nous invite à accueillir la logique mystérieuse d’un Roi qui se fait serviteur de tous, pauvre, doux, humble et miséricordieux. « Convertissez-vous ! Le Règne des cieux s’est approché ! » (Mt 3,2). C’est l’invitation la plus sérieuse de l’Evangile.

Tous nous sommes appelés à choisir ou avec Lui ou contre Lui. L’Avent est le temps opportun pour méditer sur nos choix quotidiens et sur combien ils sont proches ou non du Règne des cieux. Mais vivre selon l’Evangile du Règne est impossible aux seules forces humaines. Voilà pourquoi le Précurseur, envoyé préparer la voie au Seigneur, nous conduit au désert, lieu de renaissance. Le désert purifie le cœur et le rend capable d’écoute. Une écoute qui ouvre à l’expérience de Dieu et à la nouveauté de l’Esprit. Mais nous pourrions nous demander : pourquoi juste le désert ?

Dans le désert l’homme apprend à dialoguer avec Dieu, il apprend à demander se libérant de son autosuffisance, il apprend à prier. Dans la prière Dieu s’approche et dans l’amour il nous révèle notre identité royale.

Jean annonce la plus grande vérité de l’histoire : ce n’est pas l’homme qui s’est approché de Dieu, mais c’est Dieu qui en Jésus s’est fait éternellement proche de l’homme.



samedi 21 décembre 2024

Message 4ème dimanche de l'Avent 2024.

 


« Je te salue, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi ». 

Ces paroles qui s’adressent à Marie ne cessent jamais d’être dites, par de très nombreuses personnes, partout dans le monde. Il y a toujours des chrétiennes, des chrétiens qui prient avec ces mots, les disant cinquante-trois fois de suite dans la prière du chapelet. Ce sont aussi et surtout des mots de l’Évangile, que la liturgie nous fait entendre en ce quatrième dimanche de l’Avent et dans tellement de célébrations tout au long de l’année.

Remarquons que l’expression « Je te salue » inclue en hébreu et en latin l’idée de réjouis-toi, sois joyeuse, c’est d’ailleurs qu’on la trouve écrite dans certaines traductions de la Bible. La Bonne Nouvelle, la joyeuse nouvelle qui est annoncée à Marie est exprimée : L’Esprit Saint viendra sur toi, celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Quand saint Luc a écrit ce récit de l’Annonciation, il reflétait ce qui se disait dans les communautés chrétiennes et donc exprimer la place importante qu’on attribuait déjà à Marie. Déjà, à la fin du premier siècle, l’Église rendait hommage à Marie lui attribuant un rôle unique dans l’histoire du salut.   

On comprend, cela va de soi, qu’en faisant entrer dans sa liturgie la fête de Noël, célébration de la venue du Fils de Dieu dans notre monde, l’Église ne pouvait pas ignorer sa mère. On lui a souvent donné le titre de Notre-Dame de l’Avent. Le mystère de l’Annonciation a marqué le début du tout premier Avent, le début de cette joyeuse attente que Marie a vécue après la visite de l’Envoyé de Dieu. Cette attente, elle l’a vécue chez elle, dans sa maison de Nazareth. Cet Avent nous est rappelé dans un autre très beau récit de saint Luc, la Visitation de Marie à sa cousine Élisabeth qui vivait elle aussi l’attente d’un enfant.

Le corps de Marie devient le premier lieu où Jésus, le Messie, le Sauveur, le Fils de Dieu, vient établir sa demeure. Marie, Notre-Dame de l’Avent, devient alors la première demeure du Sauveur, et donc la première à avoir vécu l’attente de sa venue. Tous les textes de la Parole de ce quatrième dimanche de l’Avent nous invitent à contempler ce mystère de grâce, qui est lumière et joie pour notre vie de croyantes, de croyants, cette visite de l’ange venu apprendre à Marie qu’elle serait mère, et la Mère du Sauveur. C’est aussi cette joie chantée par les anges dans la nuit de Noël, cette joie que Jésus va nous offrir quand il quittera ses disciples : Que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite.

Marie est la première à accueillir cette joie qui accompagne toujours la venue de Jésus, notre Sauveur et notre Seigneur ; sa vie sera marquée par la paix et la joie, que rien ne parviendra à éteindre, pas même la passion et la mort de son Fils sur la croix. La question de Marie - Comment cela pourra-t-il se faire ? – manifeste bien que Marie ne comprend pas tout ce qui lui arrive. Cette annonce de l’amour de Dieu, qui vient saisir sa personne et sa vie, demeure pour elle un mystère dont elle ne découvrira pleinement le sens qu’au matin de Pâques. Pour que le Fils de Dieu vienne dans notre monde, il semble bien qu’il faut l’acquiescement de Marie. Déjà, en ce jour de la visite de l’ange, elle dit sa disponibilité totale : Voici la servante du Seigneur ! Marie entre ainsi dans l’aventure de la foi, ce jour où elle a dit : Que tout se passe pour moi selon ta parole.

Salut à toi, humble jeune fille de Nazareth, toi qui as prêté l’oreille à la parole de Gabriel, toi qui as acquiescé à la demande du Seigneur. Tu n’as pas cédé à la peur, tu ne t’es pas réfugiée derrière la prudence humaine, tu as fait confiance au Seigneur au-delà des calculs raisonnables des humains. Toi, l’humble jeune fille, tu es devenue à jamais l’audacieuse croyante. Donne-nous à notre tour, donne-nous d’oser l’impossible, donne-nous de reconnaître aujourd’hui Celui qui vient, notre bien-aimé Frère et Seigneur. Amen



mercredi 11 décembre 2024

Message de l'Avent 2024.

 

Le Rédempteur vient…




Vous est-il déjà arrivé de vous demander ce que dirait Jésus s’il revenait parmi nous ?

C’est sûr qu’il serait-il surpris en considérant les églises, les paroisses et les chrétiens d’aujourd’hui ! Sans doute, hocherait-il la tête, ferait quelques remarques dont il a le secret, sans oublier d’encourager et de fortifier, comme toujours…

Le dernier livre de la Bible, l’Apocalypse, contient sept lettres que le Christ élevé à la gloire dicte à Jean, le visionnaire. Ce sont des messages destinées aux communautés chrétiennes de l’Asie Mineure de la fin du 1er siècle.

Alors, imaginons qu’une de ces lettres, celle pour l’Église de Philadelphie (Apocalypse 3:7-13) soit adressée à chacune et chacun d’entre-nous…

Lisons ce texte :

« Écris à l'ange de l'Église de Philadelphie :

Voici ce que dit le Saint, le Véritable, celui qui a la clef de David, celui qui ouvre, et personne ne fermera, celui qui ferme, et personne n'ouvrira :
Je connais tes oeuvres. Voici, parce que tu a peu de puissance, et que tu as gardé ma parole, et que tu n'as pas renié mon nom, j'ai mis devant toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer.
Voici, je te donne de ceux de la synagogue de Satan, qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui mentent; voici, je les ferai venir, se prosterner à tes pieds, et connaître que je t'ai aimé.
Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l'heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre.
Je viens bientôt. Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne.
Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu, et il n'en sortira plus ; j'écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d'auprès de mon Dieu, et mon nom nouveau.
Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Églises.»

Je connais tes oeuvres. Voici, parce que tu a peu de puissance, et que tu as gardé ma parole, et que tu n'as pas renié mon nom, j'ai mis devant toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer.

Voici, je te donne de ceux de la synagogue de Satan, qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui mentent ; voici, je les ferai venir, se prosterner à tes pieds, et connaître que je t'ai aimé. Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l'heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre.

Je viens bientôt. Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne. Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu, et il n'en sortira plus ; j'écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d'auprès de mon Dieu, et mon nom nouveau.

Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Églises. 


« Je connais ton activité : je sais que tu as peu de force ». A priori, cela n’a pas l’air d’un compliment et on entend « tu n’es qu’une petite nature »… Mais en dépit de ta faiblesse, tu es resté fidèle à ma parole et tu ne m’as pas renié, dit Jésus. Malgré les tempêtes et les épreuves, malgré toutes les tentations à laisser tomber la foi, malgré le grand nombre de ceux qui ont renoncé, toi, tu as tenu bon.

Voilà le premier constat qui fait plaisir à entendre. Le peu de force, le petit nombre et le faible impact de la communauté n’empêchent pas de rester fidèle.

Cette fidélité à la Parole du Christ a un avenir…

« J’ai ouvert une porte devant toi, que personne ne peut fermer » dit Jésus. Cette porte, mystérieuse, c’est l’accomplissement des promesses faites : le Royaume à venir, la nouvelle Jérusalem que Dieu va réaliser.

L’unique raison de cette fidélité qui fait ouvrir les portes, c’est l’amour du Christ. « Ils reconnaîtront que je t’aime » dit-il. C’est là la force qui rend forts ceux qui sont aimés. Même les adversaires du Christ seront convaincus de leur erreur et finiront par rendre honneur à veux qui sont restés fidèles. Ici, dans la lettre, sont nommés les Juifs qui n’ont pas voulu reconnaître le Messie, qualifiés sans ménagement de « menteurs » et « d’assemblée de Satan ».

Aujourd’hui, cela pourrait être les incroyants ou les indifférents, tous ceux qui estiment que la foi en Dieu ne vaut rien et ne les regarde pas. Mais, en réalité, le Christ a ouvert la porte et toute l’humanité est invitée à entrer. Là où nous avons tendance à élever des murs, le Christ construit les ponts.

Au coeur de la lettre, il y a le message de l’Avent.

« Je viens bientôt ! » dit Jésus à son Eglise restée fidèle, à nous aujourd’hui. Il est déjà venu, né à Bethlhéem, il y a bien longtemps. C’est lui dont nous allons fêter l’anniversaire dans quelques semaines. C’est lui qui est « avec nous tous les jours jusqu’à la fin du monde », comme il l’a promis. C’est lui qui reviendra pour accomplir ce qu’il a commencé.

Voilà ce que le Christ glorieux dit à l’Église de Philadelphie, à une époque et dans un contexte très différents des nôtres. Son message reste le même aujourd’hui, plein de promesses qui permettent d’espérer. Pas simplement que, dans ce monde et dans notre vie, tout aille un peu mieux, mais espérer et attendre ce monde nouveau dont le Christ détient les clefs.

Cet espoir fou nous encourage à tenir bon malgré nos impatiences, nos faiblesses et nos infidélités, pour faire de nous ce que la lettre nomme une « colonne » dans le temple de Dieu. On dira des hommes et des femmes qui auront leur place, une place de choix, dans le peuple de Dieu.

« Je viens bientôt ! » dit Jésus.

Même si, dans notre vie, beaucoup de portes sont fermées et verrouillées, même si nous avons des épreuves à traverser, une dernière porte reste ouverte : celle que le Christ a déjà franchie et qui mène à Dieu.

Avec le peu de force que nous avons, nous sommes encouragés à rester fidèles jusqu’au grand passage vers la lumière.

« Tiens fermement ce que tu as, afin que personne ne te prenne ta couronne de victoire ».