Bienvenue au Chapitre de France de The Society of Traditional Old Catholics ….. Prions pour tous les Chrétiens persécutés de par le monde pour leur Foi en Jésus-Christ.

mercredi 11 février 2026

L'épuisement spirituel.

 


Le Dieu d’éternité… ne se lasse pas, il ne se fatigue point. (Isaïe 40 :28).

L’épuisement vient quand nos forces vitales sont à bout.
L’épuisement spirituel n’est jamais la conséquence du péché, mais du travail que nous faisons pour Dieu. Pour échapper à l’épuisement, il faut savoir où puiser la force. Si Dieu vous demande d’être le pain rompu et le vin répandu, cela veut dire que vous avez à être vous-même la nourriture des autres, jusqu’à ce qu’ils apprennent à la trouver en Dieu. II vous faut bien compter qu’ils vous épuiseront jusqu’au fond. Appliquez-vous à vous ravitailler à mesure, ou vous succomberez bientôt.

Nous devons à Dieu de nous donner aux autres, qui sont Ses enfants, aussi complètement qu’à Lui-même.
Est-ce que par la manière dont vous servez Dieu vous vous êtes laissé aller jusqu’à l’épuisement ? S’il en est ainsi, passez en revue tous vos mobiles d’action. Qu’est-ce qui vous a poussé à travailler pour Dieu ? Est-ce votre inclination personnelle, ou bien vous êtes-vous fondé sur la Rédemption accomplie par Jésus-Christ ?

Ne vous lassez pas de surveiller les sources de votre activité, et n’oubliez pas où se trouve la seule source authentique. Vous n’avez pas le droit de dire à Dieu : « Oh, Seigneur, je me sens tellement épuisé ! ». Il vous a sauvé, il vous a consacré, il vous a sanctifié pour pouvoir vous épuiser. Laissez-vous épuiser pour le service de Dieu, mais rappelez-vous que tout vous vient de Lui. « Toutes mes sources de vie, en Toi je les trouverai. »



jeudi 5 février 2026

Être éprouvés.

 


Nous sommes traités comme les ordures de l’univers. (I Corinthiens 4 :13).

Ces mots ne sont point une exagération. S’ils ne s’appliquent pas à nous qui nous appelons serviteurs de l’Évangile, ce n’est pas que Paul s’en soit servi à tort, mais que nous sommes trop avisés et trop délicats pour accepter d’être des balayures. « Compléter en ma chair ce qui manque à mes souffrances pour le Christ », ce n’est pas un effet de la sanctification, mais de ce que j’ai été « mis à part pour l’Évangile ».

« Bien-aimés, dit l’apôtre Pierre, ne vous étonnez pas de l’ardeur des tourments destinés à vous éprouver ». Si au contraire, nous en sommes tout étonnés, c’est que nous sommes des lâches. Nous reculons instinctivement devant la boue. Nous refusons de nous baisser, de nous courber. Libre à vous d’être sauvé tout juste. Vous pouvez refuser à Dieu d’être mis à part pour l’Évangile. Ou bien alors vous pouvez accepter d’être traité vous-même comme le rebut de la terre, pourvu que la Bonne Nouvelle soit proclamée.

Le serviteur de Jésus-Christ ne craint pas de marcher au martyre. Lorsqu’on se fonde sur la morale purement humaine et qu’on se trouve en présence de la pire abjection, on a un sursaut de répugnance instinctive et l’on ferme son cœur.

La Rédemption divine, cette merveilleuse vérité, est si profonde qu’aucune bassesse n’y peut surnager. L’amour absorbe tout, Paul ne dit pas que Dieu l’a mis à part pour en faire une âme d’élite, mais bien « pour révéler son Fils en moi ».



jeudi 29 janvier 2026

Le souci de la subsistance.

 

Ne vous faites donc pas de souci pour votre subsistance. (Matthieu 6 :25).

Un avertissement dont nous avons besoin qu’on nous le répète souvent, c’est bien celui-ci : les soucis de ce monde, la séduction des richesses et les plaisirs de la vie tendent sans cesse à étouffer en nous la divine semence.

C’est tantôt la nourriture et le vêtement, tantôt l’argent qu’on possède ou le manque d’argent, les amis qu’on a ou qu’on voudrait avoir, les difficultés de tout genre. C’est un flot qui monte toujours, et qui risque de nous submerger, si l’Esprit de Dieu n’est pas en nous, digne sûre et infranchissable.

Ne vous faites pas de souci pour votre subsistance. « Ne vous inquiétez que d’une seule chose, nous dit le Seigneur, de votre position à mon égard ».

Le sens commun se rebiffe là contre :

« Mais c’est absurde, me dis-je, il faut bien que je m’inquiète de comment je vivrai, de ce que je mangerai, de ce que je boirai. »

« Non, dit Jésus, il ne le faut pas. »

N’allez pas vous imaginez là-dessus qu’Il ne sait rien de vos circonstances particulières. Il les connaît mieux que vous, et il vous dit : « D’abord Dieu, et le reste ensuite. »

« A chaque jour suffit son mal. Quel est donc le mal qui vous harcèle aujourd’hui ? Serait-ce de petits lutins qui vous soufflent à l’oreille : Que faire cet été? Que faire dans un mois ? »

« Ne vous inquiétez de rien, dit Jésus. La vraie prudence, c’est de penser à ce de votre Père céleste vous donne au quotidien ».



jeudi 22 janvier 2026

Toute ma confiance en Dieu.

 

Une terreur sombre et profonde tomba sur lui. (Genèse 15 :12).

Chaque fois que Dieu accorde une vision à un croyant, Dieu le met pour ainsi dire à l’ombre de Sa main, où il n’a qu’à se taire et à écouter Dieu.

Il y a une obscurité qui résulte de l’excès de lumière et c’est le moment d’écouter en silence. Quand Dieu, après une vision lumineuse, nous plonge dans les ténèbres, nous n’avons qu’une chose à faire, c’est d’attendre. Dieu réalisera ce qu’il vous a fait voir, si vous savez attendre. Mais, n’intervenez jamais à la place de Dieu pour accomplir sa promesse.

Abraham dut traverser treize ans de silence, pendant lesquels toute sa confiance en lui-même fut détruite. Il comprit qu’il ne pouvait plus s’en tenir aux conseils du bon sens (voir le chap. 16). Ces années de silence étaient une période d’éducation, non de réprobation. N’essayez pas de susciter en vous artificiellement la joie et la confiance. Fiez-vous à Dieu et laissez Dieu agir. (Isaïe 50 :10-11.)

Ma confiance repose-t-elle en moi-même, en tel ou tel enfant de Dieu, tel livre, telle prière, telle extase ? Ou bien ma confiance est-elle toute en Dieu lui-même, et non dans ses bienfaits ?

« Je suis le Dieu Tout-Puissant, El Chaddaï, le Père et la Mère de tous. »

Le but unique de toute l’éducation que Dieu nous dispense, c’est de nous apprendre à saisir la réalité de Dieu. Dès que Dieu devient pour nous réel, tous les autres deviennent des ombres. Quoi que puissent dire, quoi que puissent faire les autres croyants, rien ne peut troubler celui qui se fonde sur Dieu.