Bienvenue au Chapitre de France de The Society of Traditional Old Catholics ….. Prions pour tous les Chrétiens persécutés de par le monde pour leur Foi en Jésus-Christ.

lundi 20 octobre 2025

Je ne fête pas Halloween.


 Pourquoi je ne fête pas Halloween.

Par le Rt. Rev. Serge Burglé



En qualité de chrétiens, nous devrions ne pas fêter Halloween.

La fête d’Halloween, si tant est qu’on puisse la qualifier de fête, vient du paganisme celtique (surtout d’Irlande et d’Ecosse). Elle était une fête de la fin des récoltes et de l’entrée dans l’hiver, ce qui est courant dans le paganisme antique. Mais elle était aussi une fête des morts, sous la forme de « revenants » et, par assimilation, une fête des mauvais esprits et des personnages mythologiques, tels que les fées. Il y avait à cette occasion des feux de joie et il est possible qu’il y ait eu aussi des sacrifices humains. Elle durait 4 jours, mais le plus important était le 1er jour : or celui-ci coïncidera, à partir du 8ème siècle après Jésus-Christ,  avec les vigiles de la Toussaint, c’est-à-dire le 31 octobre au soir. D’où son nom de Halloween, « veille de tous les Saints ».

Puis cette fête sera implantée en Amérique, surtout à partir du 19ème siècle, avec l’arrivée massive aux Etats-Unis d’immigrés irlandais. Et depuis une vingtaine d’années, on essaye de l’implanter en France, pour des raisons essentiellement commerciales. Mais je pense que l’activité des esprits sous-Ciel et la déchristianisation de notre pays n’y sont pas étrangers.

Que faut-il en penser sur le fond ? Basons-nous sur la phrase du Seigneur : « On juge l’arbre à ses fruits ».

D’abord, il faut rappeler que le paganisme, qui est vu souvent à notre époque sous un angle culturel, sympathique, était une horreur spirituelle et morale. Il consistait  à adorer des idoles, qui étaient des démons, comme l’enseigne le Christ Lui-même (Il qualifie « Beelzeboul », l’antique divinité phénicienne, de « prince des démons », c’est-à-dire de Satan, dans l’Evangile de Saint Mathieu, 12 :24), à accomplir des sacrifices sanglants (à l’origine humains, puis animaux) et à pratiquer la magie et la sorcellerie. On ne se rend plus compte à notre époque que le Christ nous a délivré de l’emprise des démons, qui était terrible.

Dans les manifestations d’Halloween, on se déguise en tout ce qui peut rappeler la mort, la laideur et de la peur : en squelettes, en personnages horribles qui font peur, en sorciers ou sorcières… Mais, la mort est une horreur, qui n’a pas été voulue par Dieu. La laideur et la peur viennent exclusivement du monde enférique, car Dieu est beau. Dieu est la beauté suprême et tout ce qu’Il a créé est beau, et Il est celui qui rassure toujours et met en confiance. La peur est l’arme des démons, car elle permet d’avoir de l’emprise sur les êtres, tandis que Dieu libère toujours. Ceux qui se déguisent en personnages horribles et ridicules oublient que les démons s’efforcent de défigurer l’Homme, parce qu’il est l’image de Dieu et qu’ils en sont jaloux.

Quant à la sorcellerie, elle est une abomination : elle a toujours pour but d’obliger quelqu’un à faire ce qu’il ne veut pas ou de l’empêcher de faire ce qu’il veut. Elle asservit les êtres, les emprisonne, les mutile et peut même les détruire. Il n’y a pas de bonne magie : toute magie vient d’en bas. Et tout cela se passe dans l’obscurité, avec de la fumée, des toiles d’araignée et des araignées…Mais qui aimerait vivre dans l’obscurité, au milieu des araignées ? Aucun être humain normal ne peut réellement prendre plaisir à ces choses-là, à la laideur, à la peur, à la méchanceté. C’est un leurre de croire que cela puisse être agréable. Si ceux qui le disent se trouvaient réellement dans les situations qu’ils simulent, ils « pleureraient et grinceraient des dents », comme le dit l’Ecriture. L’Enfer ne peut pas être agréable : il est le contraire du Royaume de Dieu, le contraire du « Jardin des délices ».

Il faut refuser cela, dénoncer cette imposture et cette stupidité. Il y a un saint qui nous a montré l’exemple, c’est St Jean de San Francisco et Shanghaï. Il a lutté fortement contre cette pseudo-tradition dans le milieu américano-russe de San Francisco. La veille du 1er novembre 1964, constatant qu’il n’y avait personne aux vigiles  du jour où l’on devait canoniser St Jean de Cronstadt (cause pour laquelle il s’était battu), il fit irruption dans un lieu où il y avait un grand bal « costumé » pour la fête d’Halloween et fit le tour de la salle en regardant bien les gens, sans dire un mot. Tous étaient pétrifiés, et ils eurent honte.

Cette pseudo-fête est exactement le contraire de celle de la Toussaint, associée à celle des défunts. A la Toussaint, nous fêtons les hommes qui, par leur martyre ou leur ascèse, sont parvenus au but de la vie, à savoir devenir ressemblants à Dieu, ceux qui sont « devenus des dieux par la grâce », c’est-à-dire qui sont déifiés. Et le jour des Défunts, nous prions pour que nos défunts achèvent dans leur chemin céleste ce qu’ils ont commencé dans leur chemin terrestre, à savoir  « parvenir à la gloire du Royaume céleste ». Tandis que les tenants d’Halloween, eux, sont centrés sur la mort  et le royaume des morts, en oubliant que le Christ est ressuscité  et qu’Il a vaincu la mort. Nous fêtons ceux qui jouissent de la béatitude et de la vie éternelle, eux se satisfont que  leurs ancêtres soient couchés dans la mort, en compagnie des démons. Ce sont deux chemins antagonistes.

Si vous voyez des enfants sonner à votre porte, déguisés en squelettes, en sorciers ou en diables, pour vous réclamer des bonbons, ayez l’audace de dire : je n’aime pas la mort, je préfère la vie. Christ est ressuscité !


vendredi 17 octobre 2025

Le message essentiel du missionnaire.

 


Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés ; et non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. (1 Jean 2 :2).

Le centre du message du missionnaire, c’est « Jésus est l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde ». Considérez n’importe quel autre aspect de l’œuvre du Christ. Que ce soit la guérison des corps, le salut ou la sanctification, il faut des conditions particulières pour les saisir.

Mais la proclamation « Voici l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » n’implique aucune condition. Le témoin de Jésus est tout pénétré de cette révélation et annonce la valeur immense de l’œuvre expiatoire de Jésus-Christ pour nos péchés.

Le centre du message du salut n’est pas la douceur de Jésus-Christ, ni sa bonté, ni le fait qu’il révèle Dieu comme Père : c’est son oeuvre accomplie pour la rémission des péchés. Cette œuvre-là a une portée infinie. Un tel message ne connaît aucune frontière politique et ne tient pas compte des particularités nationales ou individuelles. Il s’adresse à tous les hommes. Lorsque le Saint-Esprit agit en moi, il ne prend pas en considération mes préférences ; il m’unit au Seigneur Jésus-Christ.

Un missionnaire est un homme lié et attaché à son Seigneur et Maître. Il n’a pas à proclamer son propre point de vue, mais à annoncer l’Agneau de Dieu. Il est certes plus facile d’appartenir à un groupe où l’on raconte « ce que Jésus-Christ a fait pour moi », ou bien d’être un partisan fervent de la guérison par la foi, d’un aspect particulier de la sanctification ou du baptême du Saint-Esprit. Paul n’a pas dit : « Malheur à moi, si je ne dis pas ce que Christ a fait pour moi ! », mais, « Malheur à moi si je n’annonce pas la Bonne Nouvelle ! ». Et la Bonne Nouvelle, c’est : « l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ».



vendredi 10 octobre 2025

Réconciliés.

 


Celui qui n’a pas connu le péché, il l ‘a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions par lui justice de Dieu. (2 Corinthiens 5 :21).

Le péché est un mal profond, qui concerne l’être tout entier.

Il ne consiste pas essentiellement en actes condamnables mais provient d’une nature mauvaise, ouvertement révoltée contre Dieu. La religion chrétienne fait reposer toute sa doctrine sur le fait capital, radical « du péché » . Les autres religions parlent « des péchés ». La Bible seule parle du péché. Le point essentiel que Jésus a tout de suite mis en lumière dans la nature humaine, c’est l’hérédité du péché. Et c’est parce que nous n’en avons pas tenu compte dans notre annonce de l’Évangile, que son message a perdu son aiguillon et sa force explosive.

La Bible ne nous dit pas que Jésus-Christ a pris sur lui nos péchés personnels, mais qu’il s’est chargé de l’hérédité du péché, sur laquelle aucun homme n’a de prise. Dieu a fait « péché » son propre Fils afin que le pécheur soit rendu saint. Toute la Bible révèle que le Seigneur a porté les péchés du monde en s’identifiant aux pécheurs, et non seulement par sympathie pour eux. Il a volontairement pris sur ses épaules et porté dans sa propre personne, tout le fardeau immense du péché. Dieu l’a fait « péché pour nous », lui qui « n’avait pas connu le péché », et, en faisant cela, la Rédemption est devenue le fondement nouveau de toute l’humanité. Jésus Christ a réhabilité la race humaine. Il l’a restaurée dans sa destinée première, et chaque être humain peut retrouver la communion avec Dieu grâce à l’œuvre du Seigneur sur la Croix.

Aucun homme ne peut se racheter lui-même. La Rédemption, parfaite et complète, est l’affaire de Dieu. A chacun de nous il appartient de se l’approprier. Il est nécessaire de bien distinguer entre la révélation de la Rédemption et l’expérience personnelle du salut dans la vie d’un homme.



vendredi 3 octobre 2025

Aie compassion de nous...

 


Si tu peux quelque chose, viens à notre secours, aie compassion de nous. (Marc 9 :22).

Après les moments d’exaltation, nous sommes précipités dans la triste réalité, qui n’a ni beauté, ni poésie, ni rien de palpitant. La montagne semble d’autant plus haute et majestueuse que la vallée est morne et sombre. Mais c’est là pourtant qu’il nous faut vivre pour la gloire de Dieu. Sur la montagne nous contemplons Sa gloire, mais ce n’est jamais là que nous vivons pour elle. C’est dans les heures d’humiliation que sont révélées notre vraie valeur et notre fidélité.

A cause de notre égoïsme naturel, nous sommes capables de faire, dans l’enthousiasme, des choses héroïques. Mais Dieu veut nous laisser dans la grisaille de la vie quotidienne, dans la vallée, vivant notre communion personnelle avec lui. Pierre pensait que ce serait bien pour lui et ses compagnons de rester sur la montagne, mais Jésus fit redescendre ses disciples dans la vallée. C’est là qu’il leur expliqua le sens de la vision .

« Si tu peux quelque chose… ». Il faut que nous passions par la vallée de l’humiliation pour que Dieu puisse déraciner notre incrédulité. Interrogez votre propre expérience, et vous reconnaîtrez que, tant que vous n’aviez pas compris qui est réellement Jésus, vous doutiez de sa puissance. Tant que vous étiez sur la montagne, vous n’éprouviez aucune difficulté à croire, mais revenus dans la vallée, vous avez été confronté avec les faits. Vous pouvez peut-être témoigner de progrès que vous avez faits dans la sanctification, mais n’y a-t-il pas en ce moment même quelque chose qui vous humilie ? Lorsque vous avez été sur la montagne avec Dieu, vous avez compris que tout pouvoir, dans les cieux et sur la terre, appartient à Jésus. Allez-vous en douter maintenant que vous êtes dans la vallée ?