Bienvenue au Chapitre de France de The Society of Traditional Old Catholics ….. Prions pour tous les Chrétiens persécutés de par le monde pour leur Foi en Jésus-Christ.

jeudi 4 décembre 2025

Message du 2ème Dimanche de l'Avent.

 


Le Règne des cieux s’est approché (Matthieu 3:2).

L’Avent est caractérisé par des “présences” lumineuses qui comme des phares dans la nuit indiquent le chemin vers Celui qui vient. Dans le second dimanche nous rencontrons la voix de Jean le Baptiste, le témoin de la Lumière.

Une voix décidée, convaincue, profonde, porteuse d’une annonce prophétique qui parle au cœur avec le ton de l’urgence : « Préparez-vous à un grand événement ! Le Ciel s’est approché de la terre, le Règne de l’amour a ouvert ses portes. Dieu lui-même a choisi de révéler aux hommes la beauté de son visage envoyant comme Roi son Fils unique ». Jean, nous conduisant au delà de l’empire de tour, nous invite à accueillir la logique mystérieuse d’un Roi qui se fait serviteur de tous, pauvre, doux, humble et miséricordieux. « Convertissez-vous ! Le Règne des cieux s’est approché ! » (Mt 3,2). C’est l’invitation la plus sérieuse de l’Evangile.

Tous nous sommes appelés à choisir ou avec Lui ou contre Lui. L’Avent est le temps opportun pour méditer sur nos choix quotidiens et sur combien ils sont proches ou non du Règne des cieux. Mais vivre selon l’Evangile du Règne est impossible aux seules forces humaines. Voilà pourquoi le Précurseur, envoyé préparer la voie au Seigneur, nous conduit au désert, lieu de renaissance. Le désert purifie le cœur et le rend capable d’écoute. Une écoute qui ouvre à l’expérience de Dieu et à la nouveauté de l’Esprit. Mais nous pourrions nous demander : pourquoi juste le désert ?

Dans le désert l’homme apprend à dialoguer avec Dieu, il apprend à demander se libérant de son autosuffisance, il apprend à prier. Dans la prière Dieu s’approche et dans l’amour il nous révèle notre identité royale.

Jean annonce la plus grande vérité de l’histoire : ce n’est pas l’homme qui s’est approché de Dieu, mais c’est Dieu qui en Jésus s’est fait éternellement proche de l’homme.



vendredi 28 novembre 2025

Justifiés gratuitement par sa grâce.

 


gratuitement justifiés par sa grâce. (Romains 3 :24).

La Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu éveille fréquemment une ardente aspiration, mais en même temps une profonde répulsion, parce que le message qu’elle nous apporte nous irrite. L’homme est fier de pouvoir donner tant et plus, mais recevoir comme un mendiant, c’est autre chose.

« Je donnerai ma vie comme martyr s’il le faut, je me dévouerai tout entier, je ferai n’importe quoi, mais ne m’humiliez pas en me mettant sur le même pied que le plus grand des pécheurs qui n’a qu’à accepter le don du salut par Jésus-Christ. »

Il faut que nous comprenions que nous ne pouvons rien mériter ou obtenir de Dieu par nos efforts. Il faut le recevoir comme un cadeau gratuit, ou bien nous en passer. Le plus grand bienfait spirituel, c’est de reconnaître notre dénuement. Jusqu’à ce que nous en arrivions là, le Seigneur ne peut rien pour nous. Il ne peut intervenir tant que nous croyons pouvoir nous suffire à nous-mêmes. C’est par la porte du dénuement que nous entrons dans son Royaume. Tant que nous croyons être riches, tant que nous possédons quelque capital d’orgueil, quelque indépendance, Dieu ne peut rien pour nous. C’est seulement lorsque nous avons faim de vie spirituelle, que nous recevons le Saint-Esprit. Le Saint-Esprit nous communique comme un don la nature divine. Il fait vivre en nous la vie puissante de Jésus, qui, pénétrant notre âme, nous élève jusqu’à sa hauteur, dans le royaume de Jésus (Jean 3 :5).



vendredi 21 novembre 2025

Le vrai pardon.

 


« Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché… » (Jean 16:8).

Bien peu d’entre nous connaissent une profonde conviction de péché.

Nous savons ce que c’est, que d’être troublés, parce que nous avons mal agis, mais la conviction de péché opérée en nous par le Saint-Esprit, efface toute autre pensée et n’en laisse qu’une seule.

« J’ai péché contre toi, contre toi seul. »

Quand un homme est ainsi convaincu de péché, il comprend parfaitement que Dieu ne peut pas le pardonner. Car, s’il le faisait, il abaisserait sa justice au-dessous de celle des hommes. Dieu pourtant nous a pardonnés, mais il a fallu que son cœur soit brisé par la mort de son Fils. Le grand miracle de la grâce de Dieu, c’est le pardon de nos péchés, et c’est seulement par la mort de Jésus-Christ que Dieu peut pardonner sans cesser d’être un Dieu juste. C’est une erreur de dire que Dieu nous pardonne parce qu’il est amour. Quand nous aurons été vraiment convaincus de péché, nous ne le redirons plus jamais.

L’amour de Dieu exige le Calvaire et rien de moins. L’amour de Dieu est inscrit sur la Croix, et nulle part ailleurs. Dieu ne peut me pardonner qu’à travers la croix de mon Seigneur. Là, sa justice est satisfaite.

Le pardon n’implique pas seulement que je suis sauvé de l’enfer et accepté pour le ciel (personne ne voudrait accepter un tel pardon). Mais, par le pardon, ma communion avec Dieu est recréée, je suis uni à Dieu par Jésus-Christ. Le miracle de la Rédemption, c’est que Dieu fait de moi, pécheur, le reflet de son Fils, en substituant à ma nature celle même de Jésus-Christ.



vendredi 14 novembre 2025

Rester ferme en Dieu.

 


Prends ton fils. . . (Genèse 22 :2).

L’ordre de Dieu doit être exécuté sur-le-champ : prends maintenant, et non pas tout à l’heure. Comme nous sommes enclins à discuter...

Nous sommes conscients que nous devons obéir, mais nous cherchons des prétextes pour différer le sacrifice que Dieu nous demande. Quand Dieu nous dit de monter sur les hauteurs qu’il nous désigne, il ne faut pas remettre à plus tard, mais le faire maintenant. Le sacrifice est accompli en intention avant d’être exécuté en fait.

« Abraham se leva de bon matin… et partit pour aller au lieu que Dieu lui avait indiqué » (verset 3).

Quelle merveilleuse simplicité dans la foi d’Abraham. Quand Dieu parle, il ne consulte personne. Veillez à ne pas consulter « la chair et le sang », c’est-à-dire vos propres sympathies, vos idées, tout ce qui vient de vous et qui n’est pas fondé sur votre communion avec Dieu. Ce sont toutes ces choses qui font obstacle à votre obéissance.

Abraham n’avait pas choisi ce sacrifice. Méfiez-vous toujours d’un service que vous voulez vous imposer vous-même. Un sacrifice que nous nous imposons peut être malsain. Si Dieu vous donne une coupe agréable à boire, buvez-la en le remerciant. S’il vous tend une coupe amère, buvez-la en communion avec lui. Si l’ordre de Dieu pour vous entraîne des épreuves douloureuses, supportez-les vaillamment, mais ne choisissez jamais vous-même le décor de votre martyre. Dieu choisit le creuset où il éprouva Abraham, et Abraham n’hésita pas. Il resta ferme. Quand on ne vit pas dans la communion de Dieu, il est facile de le taxer d’injustice. Mais lorsqu’on passe par le creuset, on apprend à mieux le connaître. Dieu vise à fondre ensemble ses desseins et ceux des hommes.