Ce 3ème dimanche de l’Avent est aussi appelé « dimanche de la joie ».
Cette joie, nous la voyons dans nos rues illuminées. De grands sapins ont été dressés sur nos places. Les gens circulent dans les rues avec de gros paquets-cadeaux. Tout cela est beau. Mais ce 3ème dimanche nous invite à faire un pas de plus dans la foi. Il s’agit pour nous de nous réjouir dans le Seigneur.
« Soyez toujours dans la joie, priez sans relâche, rendez grâce en toute circonstance. »
Voilà une bonne nouvelle à faire circuler de toute urgence : « Le Seigneur fera germer la justice devant toutes les nations ». Avec lui, les malheurs qui accablent notre monde ne peuvent avoir le dernier mot. Il n’y aura plus de crise, ni de violence, ni de guerre. En Dieu, c’est l’Amour qui triomphe.
L’évangile de ce dimanche (Matthieu 11) nous montre une autre source de joie. Il nous présente Jean Baptiste comme « témoin de la lumière ». Il n’était pas la lumière mais il l’a montrée. Il a désigné le Messie à tous ceux qu’il rencontrait : « Au milieu de vous, se tient Celui que vous ne connaissez pas. » Cette bonne nouvelle que Jean Baptiste adressait aux foules de son temps vaut aussi pour nous aujourd’hui. Jésus est là présent au cœur de nos vies. Malheureusement, nous sommes souvent ailleurs. Et ce n’est pas avec nos seuls moyens humais que nous arriverons à le reconnaître. Pour y parvenir, il nous faut le regard de la foi, un regard éclairé et nourri par la Parole de Dieu et les sacrements.
Le Seigneur vient. Il est mystérieusement présent au milieu de nous. Ce troisième dimanche de l’Avent nous invite à le reconnaître. C’est plus important que tous. Notre monde souffre de l’injustice, de l’immoralité, de l’égoïsme. Il est nécessaire de ce convertir sur ces points. Mais le plus grand malheur c’est l’incrédulité, c’est le manque de foi, c’est ne pas reconnaître la présence de Dieu au milieu de nous. Par ce refus de Dieu, nous nous éloignons de celui qui est la seule chance de notre vie.
Dans quelques jours, nous fêterons Noël. Il y aura beaucoup de paquets cadeaux bien enveloppés dans du papier coloré. Ce sera pour nous une occasion de donner de la joie à ceux et celles que nous aimons. Mais si nous en restons là, c’est vraiment dommage. Vivre Noël, c’est faire un geste de foi, c’est croire en Jésus qui vient et nous engager à écouter sa Parole et à le suivre. Les plus beaux cadeaux du monde, les plus fastueux réveillons ne peuvent pas vraiment nous combler. C’est seulement auprès du Seigneur que nous trouverons la vraie joie. Il ne peut y avoir de vie chrétienne vraiment authentique sans cette joie née de l’amour de Dieu. Nous ne pouvons pas annoncer la bonne nouvelle de Jésus Christ avec un air d’enterrement.
Accueillons cette invitation à la joie comme un appel à la foi, une foi rayonnante et communicative. A la suite de Jean Baptiste, soyons nous aussi des témoins de la lumière toujours soucieux de préparer les chemins du Seigneur et de dire son amour. C’est cela qu’il attend de chacun de nous. Mais pour remplir cette mission, nous venons puiser à la Source de l’amour qui est en lui. Nous nous nourrissons de la parole du Seigneur et de son Eucharistie.
En ce dimanche, nous nous tournons vers toi Seigneur : « Que ta lumière rayonne à travers nous et attire les hommes à toi. Que ton amour passe vers eux à travers nous, à travers nos paroles et notre vie de tous les jours ». Amen.
