Bienvenue au Chapitre de France de The Society of Traditional Old Catholics ….. Prions pour tous les Chrétiens persécutés de par le monde pour leur Foi en Jésus-Christ.

vendredi 9 janvier 2026

Intime avec Dieu.

 


Il y a si longtemps que je suis avec vous, Philippe, et tu ne me connais pas (Jean 14 :9).

Ce n’est pas une réprimande, pas même l’expression d’un étonnement. Jésus fait l’éducation de Philippe. L’intimité avec Jésus est la plus longue à conquérir. Avant la Pentecôte, Jésus, pour ses disciples, était Celui grâce auquel ils pouvaient vaincre les démons et réveiller les âmes endormies. (Luc 20, 18 à 20.) Ils avaient déjà avec lui une intimité précieuse, mais il y en avait une autre, bien plus profonde, qui devait venir : « Je vous ai appelés mes amis. » La véritable amitié est rare sur la terre. Elle implique l’union parfaite, dans la pensée, dans le cœur, dans l’esprit. La vie tout entière est une discipline qui doit nous permettre de réaliser cette union intime avec Jésus-Christ. Nous recevons ses bienfaits, nous connaissons Sa parole, mais Lui, le connaissons-nous ?

« Il est avantageux pour vous que je m’en aille. » Jésus veut dire qu’il pourra mieux les faire pénétrer dans son intimité. Jésus se réjouit quand un de ses disciples s’applique à conquérir son amitié. C’est grâce à elle seule que nous pouvons porter du fruit. (Jean 15)

Une fois parvenus à cette intimité, il n’y a plus pour nous de solitude. Notre cœur sait toujours où trouver de la sympathie, Nous avons toujours de quoi parler aux autres, sans user d’aucun artifice. Celui qui possède l’intimité de Jésus ne laissera jamais d’autre impression de lui-même, sinon que Jésus est là, sans rien qui lui fasse obstacle; car Jésus a satisfait toutes les profondeurs de son âme. Une telle vie, c’est l’équilibre puissant, c’est la merveilleuse sérénité que notre Seigneur communique à ses intimes.



samedi 3 janvier 2026

Suivre jésus-Christ.

 

Seigneur, lui dit Pierre, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ? (Jean 13 :37).

A certains moments, vous ne comprenez pas ce qui vous empêche d’agir selon votre volonté. Si Dieu vous met ainsi dans une impasse, n’essayez pas d’aller plus loin, attendez. Il veut peut-être vous apprendre la sanctification ou vous enseigner le service. Ne courez jamais plus vite que Dieu ne le veut. Si vous avez un doute au sujet de sa volonté, arrêtez-vous.

Il arrive que vous voyiez tout de suite clairement la volonté de Dieu pour vous, le renoncement à telle amitié, à telle relation d’affaires. Mais, n’agissez pas sur une impulsion inconsidérée : vous pourriez vous mettre dans une situation bien difficile à redresser. Attendez que Dieu vous ouvre la voie et Il le fera sans heurts, sans rancœurs inutiles. Attendez qu’Il agisse.

Pierre n’a pas su attendre. Il a voulu prévoir l’épreuve de sa foi, et l’épreuve est venue alors qu’il ne l’attendait pas. « Je donnerai ma vie pour toi », avait-il dit. Naïve inconscience... « Le coq ne chantera pas, lui répliqua Jésus, que tu ne m’aies renié trois fois. » Jésus connaissait Pierre, mieux que Pierre lui-même. Il ne pouvait suivre Jésus, parce qu’il ne savait pas ce dont il était capable. Un attrait instinctif pour la personne de Jésus ne suffit pas à faire de nous ses disciples. Tôt ou tard, un tel attrait aboutit au reniement.



dimanche 21 décembre 2025

Message de Noël 2025.

 



Chers frères et sœurs, Chers amis,


 Depuis plus de deux mille ans, nous faisons écho au chant des Anges apparus à Bethléem à la naissance de l’Enfant Jésus : " Gloire à Dieu au plus haut des cieux et sur la terre paix aux hommes qu’il aime ! " (Luc 7 :14).
 Mais quel sens et quelle portée revêtent aujourd’hui cette louange à Dieu et cette bénédiction à l’adresse des hommes ? En ce premier quart de siècle du 21ème siècle et du troisième millénaire, quel sens et quelle portée revêtent-elles pour nous qui sommes témoins de la violence qui continue d’enténébrer et d’endeuiller la terre ? Non seulement la violence qui se manifeste sous forme de réaction individuelle incontrôlée, mais surtout cette violence est planifiée à large échelle et à longue échéance : je veux dire le terrorisme et la guerre.
 Aujourd’hui et plus que jamais, à Bethléem même où le Christ est né, dans les contrées de Judée, de Samarie et de Galilée qui ont constitué l’environnement de son existence terrestre, le terrorisme et la guerre arrachent à la vie des hommes et des femmes à la fleur de l’âge, comme des vieillards.
Aujourd’hui, les mêmes pleurs, les mêmes complaintes continuent de déchirer les coeurs dans le monde entier. La violence planifiée et entretenue continue d’allonger sa liste de victimes innocentes.
 Que pouvaient signifier alors la louange et la bénédiction chantées par les Anges, il y a deux mille ans : " Gloire à Dieu et paix aux hommes" ? Que pouvait signifier la bonne nouvelle de la naissance du Sauveur, qu’ils ont annoncée aux Bergers de Bethléem, et qui avait suscité en ces pauvres marginalisés une espérance et un enthousiasme qu’ils ne pouvaient s’empêcher de communiquer ?
 Le message des Anges de Bethléem n’aurait été que pure tromperie, s’il annonçait la gloire de Dieu et la paix des hommes comme des fruits spontanés de la naissance de Jésus Christ. Ce message fait naître au contraire, à travers les siècles et partout sur terre, une espérance sans bornes, si la gloire et la paix annoncées sont accueillies comme une oeuvre humaine et divine, qui débute avec la naissance de l’Enfant de Bethléem, prend forme avec sa vie et son action sur terre, et se confirme de siècle en siècle.
 C’est déjà le message que délivrait le Prophète Isaïe, huit siècles auparavant : " Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière… Oui ! un enfant nous est né, un fils nous a été donné." " Prince de la paix", il sera établi sur le droit et la justice, et il exercera le pouvoir pour l’avènement de la paix, ne poursuivant pour seul but que le bien du peuple.
 Saint Paul fait écho au prophète dans le passage de sa Lettre à Tite. Le Christ est né sur terre pour nous sauver par le don total de soi, et pour faire surgir à partir de lui-même une humanité nouvelle, un peuple de fils de Dieu passionnés pour le bien et la justice, pour le respect et l’amour de tout être, même le plus faible et le plus petit ; un peuple d’hommes et de femmes qui rejettent le mal et engagent le combat contre les passions.
 C’est ce peuple des enfants de Dieu qui a pour mission de poursuivre et parachever l’oeuvre grandiose de Jésus Christ, Prince de la Paix. Les Pères du Concile Vatican II nous ont rappelé la voie à suivre : " Il ne sert à rien de vouloir bâtir la paix aussi longtemps que des sentiments d’hostilité, de mépris et de défiance, des haines raciales et des partis pris idéologiques séparent les hommes et les dressent les uns contre les autres. "
 Nous reconnaissons bien là les sources de la violence qui produit le terrorisme et la guerre. Aussi les Pères conciliaires poursuivent-ils : " Nous devons tous changer notre coeur, en considérant le monde entier, ainsi que les tâches que nous pouvons entreprendre tous ensemble pour l’amélioration de notre humanité. "
 Gloire à Dieu et paix aux hommes !". C’est le programme lancé à Noël : programme pour l’Enfant de Bethléem, programme pour les hommes et les femmes qui, à travers les siècles et dans tous les pays, croiront en lui et s’engageront à prendre part à sa Mission de Sauveur. Comme lui et en lui, avec l’assistance de son Esprit Saint, ils ont à construire la paix pour les hommes et pour la plus grande gloire de Dieu. Ils le feront avant tout en extirpant les causes de discorde et de division entre les hommes, à commencer par les injustices, les inégalités, l’esprit de domination et les autres passions égoïstes.
 C’est l’oeuvre de la justice, et non la simple absence de guerre ou l’équilibre des forces, " la paix n’est jamais acquise une fois pour toutes : elle est sans cesse à construire" par le respect des autres hommes et peuples, ainsi que de leur dignité, par l’amour qui se fait fraternité et solidarité.
 Nous avons dressé des crèches dans nos églises et nos maisons. Prenons le temps de les visiter, pour rendre hommage à l’Enfant de Bethléem, avec Marie sa mère, saint Joseph et les Bergers.
 Accueillons les enseignements de sa faiblesse et de son dénuement. Tout faible et fragile, il nous invite à rejeter la violence, pour cultiver le respect et la délicatesse envers tout être humain, même le plus petit. Tout démuni, et vénéré seulement par des gens tout aussi démunis, il nous invite à ne pas nous enfermer sur nous-mêmes, préoccupés de nos seuls droits et intérêts, dévorés par l’appât du gain, et par nos ambitions dominatrices, mais à cultiver l’attention aux besoins et aux attentes des autres, la solidarité et l’amour fraternel entre tous les hommes et tous les peuples.
 Nous qui célébrons Noël, de quelque pays, de quelque continent que nous soyons, ne restons pas indifférents à l’appel de l’Enfant de Bethléem. Accueillons son invitation à faire partie de l’humanité nouvelle inaugurée par sa naissance, pour nous engager dans la construction persévérante d’un monde de justice, d’amour et de paix, sur toute la face de la terre, et pour la plus grande gloire de Dieu. Amen !

+Serge Burglé, Supérieur du Chapitre de France.


mercredi 17 décembre 2025

Message du 4ème Dimanche de l'Avent.

 


Dans quelques jours, nous allons fêter Noël. La liturgie de ce dimanche est remplie de cette joie à venir. Bien sûr, les textes bibliques ne se réjouissent pas du réveillon qu’on va préparer ni des cadeaux que l’on sait cachés quelque part dans la maison. Notre joie, c’est plutôt celle d’une famille qui attend « un heureux événement. » Cet événement ce n’est pas seulement la naissance d’un petit enfant, c’est la venue de Dieu sur terre. Nous nous réjouissons particulièrement en relisant l’évangile de la Visitation qui est un mystère joyeux par excellence.

Rappelons-nous : Marie vient de dire « oui » au projet de Dieu qui lui a été transmis par l’ange Gabriel. Plus que jamais, elle est la Servante du Seigneur. Aussitôt, elle se lève et elle se met en route pour aller auprès de sa cousine Elisabeth devenue enceinte du futur Jean Baptiste. En toute hâte, elle va parcourir environ 150 kilomètres. Elle n’est pas préoccupée de sa propre fatigue. Elle sent qu’Elisabeth a besoin d’elle sur le plan matériel, psychologique et spirituel. Il lui faut bien sûr une aide ménagère mais aussi un être pour communier avec elle au mystérieux bonheur de la vie.

La Vierge Marie n’a pas changé. Si nous l’appelons, elle court toujours vers nous et Jésus est en elle ou à ses côtés. Bien sûr, nous ne sommes pas Elisabeth et Marie n’est pas notre cousine. Elle est bien plus puisqu’elle est notre mère. C’est Jésus qui l’a voulu ainsi quand il était sur la croix. La Vierge Marie est venue dans notre vie. Elle vient toujours comme pour Elisabeth. C’est avec elle que nous nous préparons à vivre un vrai Noël et à accueillir le Christ Sauveur dans notre vie.

La raison d’être de Marie, sa vocation, c’est son Fils. Elle ne vit que pour le donner au monde. A l’approche de Noël, elle est là pour nous inviter à l’accueillir, lui donner la première place dans notre vie et faire « tout ce qu’il nous dira. » Avec lui, c’est la joie, c’est l’amour qui entrent dans notre vie. Il est celui qui vient « nous rendre espoir et nous sauver. » Il veut habiter le cœur des hommes. Alors oui, soyons dans la joie et l’allégresse.

Ils sont nombreux dans notre monde ceux et celles qui vont fêter Noël sans penser à cette bonne nouvelle. Tout est prévu, le sapin, les décorations, les cadeaux, le réveillon, mais on oublie Celui qui est à l’origine de ces festivités. Certains en viennent même à penser que la religion n’a rien à voir avec la fête de Noël. Alors, comme Marie et avec elle, nous sommes tous appelés à nous mettre en route « rapidement ». Nous sommes envoyés dans ce monde pour y être les témoins et les messagers de l’amour qui est en Dieu.

La visitation, c’est quand une personne vient à nous avec Jésus en elle. Quand l’Amour s’approche de nous, c’est quelque chose d’extraordinaire. La visitation c’est aussi quand nous allons vers l’autre, en particulier vers celui ou celle qui souffre de la solitude, la maladie, la précarité. Nous voulons l’aider mais aussi lui porter ce Dieu Amour et le faire resplendir dans la mesure où il nous habite. Et comment ne pas penser à toutes ces personnes qui vont porter l’Eucharistie aux malades ? Elles vivent ce parcours comme Marie dans un cœur à cœur silencieux avec ce Jésus qui est entre leurs mains.

A l’approche de Noël, nous venons puiser auprès de Celui qui est à la source de tout amour et de toute joie. Puis, comme Marie et avec elle, nous sommes envoyés. Ce n’est pas pour demain ou plus tard mais pour aujourd’hui. Elle s’est mise en route « aussitôt » après l’annonce de l’ange. Pour nous aussi, la mission est une priorité absolue qui ne doit pas attendre. Avec Marie, nous apprenons à ouvrir nos yeux, notre cœur et nos mains à toutes les situations de souffrances dans nos familles, nos quartiers, nos villages. C’est avec elle et avec Jésus que nos visites pourront devenir des « visitations. »

A la fin de la messe, nous entendons cette parole : « Allez dans la paix du Christ… ». C’est un envoi en mission. Nous sommes envoyés pour porter la paix à tous ceux et celles que nous rencontrerons sur notre route. Demandons au Seigneur qu’il nous donne de suivre l’exemple de Marie. Avec elle, nous allons porter le Christ aux hommes d’aujourd’hui. Nous allons leur dire la bonne nouvelle de sa présence et de son amour.


jeudi 11 décembre 2025

Message du 3ème Dimanche de l'Avent.

 


Ce 3ème dimanche de l’Avent est aussi appelé « dimanche de la joie ».

Cette joie, nous la voyons dans nos rues illuminées. De grands sapins ont été dressés sur nos places. Les gens circulent dans les rues avec de gros paquets-cadeaux. Tout cela est beau. Mais ce 3ème dimanche nous invite à faire un pas de plus dans la foi. Il s’agit pour nous de nous réjouir dans le Seigneur.

« Soyez toujours dans la joie, priez sans relâche, rendez grâce en toute circonstance. »

Voilà une bonne nouvelle à faire circuler de toute urgence : « Le Seigneur fera germer la justice devant toutes les nations ». Avec lui, les malheurs qui accablent notre monde ne peuvent avoir le dernier mot. Il n’y aura plus de crise, ni de violence, ni de guerre. En Dieu, c’est l’Amour qui triomphe.

L’évangile de ce dimanche (Matthieu 11) nous montre une autre source de joie. Il nous présente Jean Baptiste comme « témoin de la lumière ». Il n’était pas la lumière mais il l’a montrée. Il a désigné le Messie à tous ceux qu’il rencontrait : « Au milieu de vous, se tient Celui que vous ne connaissez pas. » Cette bonne nouvelle que Jean Baptiste adressait aux foules de son temps vaut aussi pour nous aujourd’hui. Jésus est là présent au cœur de nos vies. Malheureusement, nous sommes souvent ailleurs. Et ce n’est pas avec nos seuls moyens humais que nous arriverons à le reconnaître. Pour y parvenir, il nous faut le regard de la foi, un regard éclairé et nourri par la Parole de Dieu et les sacrements.

Le Seigneur vient. Il est mystérieusement présent au milieu de nous. Ce troisième dimanche de l’Avent nous invite à le reconnaître. C’est plus important que tous. Notre monde souffre de l’injustice, de l’immoralité, de l’égoïsme. Il est nécessaire de ce convertir sur ces points. Mais le plus grand malheur c’est l’incrédulité, c’est le manque de foi, c’est ne pas reconnaître la présence de Dieu au milieu de nous. Par ce refus de Dieu, nous nous éloignons de celui qui est la seule chance de notre vie.

Dans quelques jours, nous fêterons Noël. Il y aura beaucoup de paquets cadeaux bien enveloppés dans du papier coloré. Ce sera pour nous une occasion de donner de la joie à ceux et celles que nous aimons. Mais si nous en restons là, c’est vraiment dommage. Vivre Noël, c’est faire un geste de foi, c’est croire en Jésus qui vient et nous engager à écouter sa Parole et à le suivre. Les plus beaux cadeaux du monde, les plus fastueux réveillons ne peuvent pas vraiment nous combler. C’est seulement auprès du Seigneur que nous trouverons la vraie joie. Il ne peut y avoir de vie chrétienne vraiment authentique sans cette joie née de l’amour de Dieu. Nous ne pouvons pas annoncer la bonne nouvelle de Jésus Christ avec un air d’enterrement.

Accueillons cette invitation à la joie comme un appel à la foi, une foi rayonnante et communicative. A la suite de Jean Baptiste, soyons nous aussi des témoins de la lumière toujours soucieux de préparer les chemins du Seigneur et de dire son amour. C’est cela qu’il attend de chacun de nous. Mais pour remplir cette mission, nous venons puiser à la Source de l’amour qui est en lui. Nous nous nourrissons de la parole du Seigneur et de son Eucharistie.

En ce dimanche, nous nous tournons vers toi Seigneur : « Que ta lumière rayonne à travers nous et attire les hommes à toi. Que ton amour passe vers eux à travers nous, à travers nos paroles et notre vie de tous les jours ». Amen.



jeudi 4 décembre 2025

Prononciation de voeux.

 


L'Archevêque John Lycett, Soeur Breanna et les prêtres de la Paroisse All Saints de Beeby.


À l'église All Saints de Beeby, dans le Leicestershire, sœur Breanna a prononcé ses vœux d'associée (novice) en tant que membre des Fidèles Compagnes de Marie. 

Ce fut une journée bénie pour tous. Les membres de la Société des Vieux-Catholiques Traditionnels ont fait un long déplacement pour assister à cette messe si spéciale. 

Veuillez vous souvenir de sœur Breanna dans vos prières.  


 


Message du 2ème Dimanche de l'Avent.

 


Le Règne des cieux s’est approché (Matthieu 3:2).

L’Avent est caractérisé par des “présences” lumineuses qui comme des phares dans la nuit indiquent le chemin vers Celui qui vient. Dans le second dimanche nous rencontrons la voix de Jean le Baptiste, le témoin de la Lumière.

Une voix décidée, convaincue, profonde, porteuse d’une annonce prophétique qui parle au cœur avec le ton de l’urgence : « Préparez-vous à un grand événement ! Le Ciel s’est approché de la terre, le Règne de l’amour a ouvert ses portes. Dieu lui-même a choisi de révéler aux hommes la beauté de son visage envoyant comme Roi son Fils unique ». Jean, nous conduisant au delà de l’empire de tour, nous invite à accueillir la logique mystérieuse d’un Roi qui se fait serviteur de tous, pauvre, doux, humble et miséricordieux. « Convertissez-vous ! Le Règne des cieux s’est approché ! » (Mt 3,2). C’est l’invitation la plus sérieuse de l’Evangile.

Tous nous sommes appelés à choisir ou avec Lui ou contre Lui. L’Avent est le temps opportun pour méditer sur nos choix quotidiens et sur combien ils sont proches ou non du Règne des cieux. Mais vivre selon l’Evangile du Règne est impossible aux seules forces humaines. Voilà pourquoi le Précurseur, envoyé préparer la voie au Seigneur, nous conduit au désert, lieu de renaissance. Le désert purifie le cœur et le rend capable d’écoute. Une écoute qui ouvre à l’expérience de Dieu et à la nouveauté de l’Esprit. Mais nous pourrions nous demander : pourquoi juste le désert ?

Dans le désert l’homme apprend à dialoguer avec Dieu, il apprend à demander se libérant de son autosuffisance, il apprend à prier. Dans la prière Dieu s’approche et dans l’amour il nous révèle notre identité royale.

Jean annonce la plus grande vérité de l’histoire : ce n’est pas l’homme qui s’est approché de Dieu, mais c’est Dieu qui en Jésus s’est fait éternellement proche de l’homme.



vendredi 28 novembre 2025

Justifiés gratuitement par sa grâce.

 


gratuitement justifiés par sa grâce. (Romains 3 :24).

La Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu éveille fréquemment une ardente aspiration, mais en même temps une profonde répulsion, parce que le message qu’elle nous apporte nous irrite. L’homme est fier de pouvoir donner tant et plus, mais recevoir comme un mendiant, c’est autre chose.

« Je donnerai ma vie comme martyr s’il le faut, je me dévouerai tout entier, je ferai n’importe quoi, mais ne m’humiliez pas en me mettant sur le même pied que le plus grand des pécheurs qui n’a qu’à accepter le don du salut par Jésus-Christ. »

Il faut que nous comprenions que nous ne pouvons rien mériter ou obtenir de Dieu par nos efforts. Il faut le recevoir comme un cadeau gratuit, ou bien nous en passer. Le plus grand bienfait spirituel, c’est de reconnaître notre dénuement. Jusqu’à ce que nous en arrivions là, le Seigneur ne peut rien pour nous. Il ne peut intervenir tant que nous croyons pouvoir nous suffire à nous-mêmes. C’est par la porte du dénuement que nous entrons dans son Royaume. Tant que nous croyons être riches, tant que nous possédons quelque capital d’orgueil, quelque indépendance, Dieu ne peut rien pour nous. C’est seulement lorsque nous avons faim de vie spirituelle, que nous recevons le Saint-Esprit. Le Saint-Esprit nous communique comme un don la nature divine. Il fait vivre en nous la vie puissante de Jésus, qui, pénétrant notre âme, nous élève jusqu’à sa hauteur, dans le royaume de Jésus (Jean 3 :5).



vendredi 21 novembre 2025

Le vrai pardon.

 


« Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché… » (Jean 16:8).

Bien peu d’entre nous connaissent une profonde conviction de péché.

Nous savons ce que c’est, que d’être troublés, parce que nous avons mal agis, mais la conviction de péché opérée en nous par le Saint-Esprit, efface toute autre pensée et n’en laisse qu’une seule.

« J’ai péché contre toi, contre toi seul. »

Quand un homme est ainsi convaincu de péché, il comprend parfaitement que Dieu ne peut pas le pardonner. Car, s’il le faisait, il abaisserait sa justice au-dessous de celle des hommes. Dieu pourtant nous a pardonnés, mais il a fallu que son cœur soit brisé par la mort de son Fils. Le grand miracle de la grâce de Dieu, c’est le pardon de nos péchés, et c’est seulement par la mort de Jésus-Christ que Dieu peut pardonner sans cesser d’être un Dieu juste. C’est une erreur de dire que Dieu nous pardonne parce qu’il est amour. Quand nous aurons été vraiment convaincus de péché, nous ne le redirons plus jamais.

L’amour de Dieu exige le Calvaire et rien de moins. L’amour de Dieu est inscrit sur la Croix, et nulle part ailleurs. Dieu ne peut me pardonner qu’à travers la croix de mon Seigneur. Là, sa justice est satisfaite.

Le pardon n’implique pas seulement que je suis sauvé de l’enfer et accepté pour le ciel (personne ne voudrait accepter un tel pardon). Mais, par le pardon, ma communion avec Dieu est recréée, je suis uni à Dieu par Jésus-Christ. Le miracle de la Rédemption, c’est que Dieu fait de moi, pécheur, le reflet de son Fils, en substituant à ma nature celle même de Jésus-Christ.



vendredi 14 novembre 2025

Rester ferme en Dieu.

 


Prends ton fils. . . (Genèse 22 :2).

L’ordre de Dieu doit être exécuté sur-le-champ : prends maintenant, et non pas tout à l’heure. Comme nous sommes enclins à discuter...

Nous sommes conscients que nous devons obéir, mais nous cherchons des prétextes pour différer le sacrifice que Dieu nous demande. Quand Dieu nous dit de monter sur les hauteurs qu’il nous désigne, il ne faut pas remettre à plus tard, mais le faire maintenant. Le sacrifice est accompli en intention avant d’être exécuté en fait.

« Abraham se leva de bon matin… et partit pour aller au lieu que Dieu lui avait indiqué » (verset 3).

Quelle merveilleuse simplicité dans la foi d’Abraham. Quand Dieu parle, il ne consulte personne. Veillez à ne pas consulter « la chair et le sang », c’est-à-dire vos propres sympathies, vos idées, tout ce qui vient de vous et qui n’est pas fondé sur votre communion avec Dieu. Ce sont toutes ces choses qui font obstacle à votre obéissance.

Abraham n’avait pas choisi ce sacrifice. Méfiez-vous toujours d’un service que vous voulez vous imposer vous-même. Un sacrifice que nous nous imposons peut être malsain. Si Dieu vous donne une coupe agréable à boire, buvez-la en le remerciant. S’il vous tend une coupe amère, buvez-la en communion avec lui. Si l’ordre de Dieu pour vous entraîne des épreuves douloureuses, supportez-les vaillamment, mais ne choisissez jamais vous-même le décor de votre martyre. Dieu choisit le creuset où il éprouva Abraham, et Abraham n’hésita pas. Il resta ferme. Quand on ne vit pas dans la communion de Dieu, il est facile de le taxer d’injustice. Mais lorsqu’on passe par le creuset, on apprend à mieux le connaître. Dieu vise à fondre ensemble ses desseins et ceux des hommes.



vendredi 7 novembre 2025

Ce que Dieu désire.

 


Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification. (1 Thessaloniciens 4 :3).

Il n’y a aucun doute que la volonté de Dieu est que je sois sanctifié. Mais est-ce bien ma volonté ? Suis-je décidé à laisser Dieu accomplir en moi tout ce qui a été rendu Possible par la Rédemption ? Vais-je accepter que Jésus soit fait pour moi sanctification, et que la vie de Jésus se manifeste dans ma chair mortelle ?

Ne vous contentez pas de dire : « Comme je désire être sanctifié…. ». Ce n’est pas vrai, vous ne le désirez pas. Cessez de soupirer, et prenez l’affaire au sérieux. « Seigneur, tel que je suis, sans rien à moi, je viens. » Acceptez, avec une foi sincère, que Jésus-Christ devienne votre sanctification, et le miracle de la Rédemption s’accomplira en vous. Tout ce que Jésus a rendu possible m’est accordé comme un don gratuit du Dieu d’amour, à cause de l’œuvre qu’il a lui-même accomplie.

Jésus m’ayant sauvé et sanctifié, l’attitude que je dois avoir est celle d’une humble et profonde sainteté. Une sainteté orgueilleuse n’est pas la sainteté. Cette sainteté a sa source dans une sincère repentance, et dans un sentiment de honte et de déchéance inexprimable, mais en même temps je fais la merveilleuse découverte que l’amour de Dieu a fait irruption dans mes ténèbres. Alors que je ne me souciais pas de lui, il a tout accompli pour mon salut et ma sanctification (voir Romains 5 :8). Il n’est pas étonnant que Paul dise : « Rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ.»

La sanctification m’unit à Christ, et par lui à Dieu, et c’est l’expiation qui produit toutes ces merveilles. Ne prenez jamais l’effet pour la cause. L’effet en moi, c’est l’obéissance, le service, la prière, qui résultent de ma reconnaissance pour la sanctification opérée en moi grâce à l’expiation.



lundi 20 octobre 2025

Je ne fête pas Halloween.


 Pourquoi je ne fête pas Halloween.

Par le Rt. Rev. Serge Burglé



En qualité de chrétiens, nous devrions ne pas fêter Halloween.

La fête d’Halloween, si tant est qu’on puisse la qualifier de fête, vient du paganisme celtique (surtout d’Irlande et d’Ecosse). Elle était une fête de la fin des récoltes et de l’entrée dans l’hiver, ce qui est courant dans le paganisme antique. Mais elle était aussi une fête des morts, sous la forme de « revenants » et, par assimilation, une fête des mauvais esprits et des personnages mythologiques, tels que les fées. Il y avait à cette occasion des feux de joie et il est possible qu’il y ait eu aussi des sacrifices humains. Elle durait 4 jours, mais le plus important était le 1er jour : or celui-ci coïncidera, à partir du 8ème siècle après Jésus-Christ,  avec les vigiles de la Toussaint, c’est-à-dire le 31 octobre au soir. D’où son nom de Halloween, « veille de tous les Saints ».

Puis cette fête sera implantée en Amérique, surtout à partir du 19ème siècle, avec l’arrivée massive aux Etats-Unis d’immigrés irlandais. Et depuis une vingtaine d’années, on essaye de l’implanter en France, pour des raisons essentiellement commerciales. Mais je pense que l’activité des esprits sous-Ciel et la déchristianisation de notre pays n’y sont pas étrangers.

Que faut-il en penser sur le fond ? Basons-nous sur la phrase du Seigneur : « On juge l’arbre à ses fruits ».

D’abord, il faut rappeler que le paganisme, qui est vu souvent à notre époque sous un angle culturel, sympathique, était une horreur spirituelle et morale. Il consistait  à adorer des idoles, qui étaient des démons, comme l’enseigne le Christ Lui-même (Il qualifie « Beelzeboul », l’antique divinité phénicienne, de « prince des démons », c’est-à-dire de Satan, dans l’Evangile de Saint Mathieu, 12 :24), à accomplir des sacrifices sanglants (à l’origine humains, puis animaux) et à pratiquer la magie et la sorcellerie. On ne se rend plus compte à notre époque que le Christ nous a délivré de l’emprise des démons, qui était terrible.

Dans les manifestations d’Halloween, on se déguise en tout ce qui peut rappeler la mort, la laideur et de la peur : en squelettes, en personnages horribles qui font peur, en sorciers ou sorcières… Mais, la mort est une horreur, qui n’a pas été voulue par Dieu. La laideur et la peur viennent exclusivement du monde enférique, car Dieu est beau. Dieu est la beauté suprême et tout ce qu’Il a créé est beau, et Il est celui qui rassure toujours et met en confiance. La peur est l’arme des démons, car elle permet d’avoir de l’emprise sur les êtres, tandis que Dieu libère toujours. Ceux qui se déguisent en personnages horribles et ridicules oublient que les démons s’efforcent de défigurer l’Homme, parce qu’il est l’image de Dieu et qu’ils en sont jaloux.

Quant à la sorcellerie, elle est une abomination : elle a toujours pour but d’obliger quelqu’un à faire ce qu’il ne veut pas ou de l’empêcher de faire ce qu’il veut. Elle asservit les êtres, les emprisonne, les mutile et peut même les détruire. Il n’y a pas de bonne magie : toute magie vient d’en bas. Et tout cela se passe dans l’obscurité, avec de la fumée, des toiles d’araignée et des araignées…Mais qui aimerait vivre dans l’obscurité, au milieu des araignées ? Aucun être humain normal ne peut réellement prendre plaisir à ces choses-là, à la laideur, à la peur, à la méchanceté. C’est un leurre de croire que cela puisse être agréable. Si ceux qui le disent se trouvaient réellement dans les situations qu’ils simulent, ils « pleureraient et grinceraient des dents », comme le dit l’Ecriture. L’Enfer ne peut pas être agréable : il est le contraire du Royaume de Dieu, le contraire du « Jardin des délices ».

Il faut refuser cela, dénoncer cette imposture et cette stupidité. Il y a un saint qui nous a montré l’exemple, c’est St Jean de San Francisco et Shanghaï. Il a lutté fortement contre cette pseudo-tradition dans le milieu américano-russe de San Francisco. La veille du 1er novembre 1964, constatant qu’il n’y avait personne aux vigiles  du jour où l’on devait canoniser St Jean de Cronstadt (cause pour laquelle il s’était battu), il fit irruption dans un lieu où il y avait un grand bal « costumé » pour la fête d’Halloween et fit le tour de la salle en regardant bien les gens, sans dire un mot. Tous étaient pétrifiés, et ils eurent honte.

Cette pseudo-fête est exactement le contraire de celle de la Toussaint, associée à celle des défunts. A la Toussaint, nous fêtons les hommes qui, par leur martyre ou leur ascèse, sont parvenus au but de la vie, à savoir devenir ressemblants à Dieu, ceux qui sont « devenus des dieux par la grâce », c’est-à-dire qui sont déifiés. Et le jour des Défunts, nous prions pour que nos défunts achèvent dans leur chemin céleste ce qu’ils ont commencé dans leur chemin terrestre, à savoir  « parvenir à la gloire du Royaume céleste ». Tandis que les tenants d’Halloween, eux, sont centrés sur la mort  et le royaume des morts, en oubliant que le Christ est ressuscité  et qu’Il a vaincu la mort. Nous fêtons ceux qui jouissent de la béatitude et de la vie éternelle, eux se satisfont que  leurs ancêtres soient couchés dans la mort, en compagnie des démons. Ce sont deux chemins antagonistes.

Si vous voyez des enfants sonner à votre porte, déguisés en squelettes, en sorciers ou en diables, pour vous réclamer des bonbons, ayez l’audace de dire : je n’aime pas la mort, je préfère la vie. Christ est ressuscité !


vendredi 17 octobre 2025

Le message essentiel du missionnaire.

 


Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés ; et non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. (1 Jean 2 :2).

Le centre du message du missionnaire, c’est « Jésus est l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde ». Considérez n’importe quel autre aspect de l’œuvre du Christ. Que ce soit la guérison des corps, le salut ou la sanctification, il faut des conditions particulières pour les saisir.

Mais la proclamation « Voici l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » n’implique aucune condition. Le témoin de Jésus est tout pénétré de cette révélation et annonce la valeur immense de l’œuvre expiatoire de Jésus-Christ pour nos péchés.

Le centre du message du salut n’est pas la douceur de Jésus-Christ, ni sa bonté, ni le fait qu’il révèle Dieu comme Père : c’est son oeuvre accomplie pour la rémission des péchés. Cette œuvre-là a une portée infinie. Un tel message ne connaît aucune frontière politique et ne tient pas compte des particularités nationales ou individuelles. Il s’adresse à tous les hommes. Lorsque le Saint-Esprit agit en moi, il ne prend pas en considération mes préférences ; il m’unit au Seigneur Jésus-Christ.

Un missionnaire est un homme lié et attaché à son Seigneur et Maître. Il n’a pas à proclamer son propre point de vue, mais à annoncer l’Agneau de Dieu. Il est certes plus facile d’appartenir à un groupe où l’on raconte « ce que Jésus-Christ a fait pour moi », ou bien d’être un partisan fervent de la guérison par la foi, d’un aspect particulier de la sanctification ou du baptême du Saint-Esprit. Paul n’a pas dit : « Malheur à moi, si je ne dis pas ce que Christ a fait pour moi ! », mais, « Malheur à moi si je n’annonce pas la Bonne Nouvelle ! ». Et la Bonne Nouvelle, c’est : « l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ».



vendredi 10 octobre 2025

Réconciliés.

 


Celui qui n’a pas connu le péché, il l ‘a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions par lui justice de Dieu. (2 Corinthiens 5 :21).

Le péché est un mal profond, qui concerne l’être tout entier.

Il ne consiste pas essentiellement en actes condamnables mais provient d’une nature mauvaise, ouvertement révoltée contre Dieu. La religion chrétienne fait reposer toute sa doctrine sur le fait capital, radical « du péché » . Les autres religions parlent « des péchés ». La Bible seule parle du péché. Le point essentiel que Jésus a tout de suite mis en lumière dans la nature humaine, c’est l’hérédité du péché. Et c’est parce que nous n’en avons pas tenu compte dans notre annonce de l’Évangile, que son message a perdu son aiguillon et sa force explosive.

La Bible ne nous dit pas que Jésus-Christ a pris sur lui nos péchés personnels, mais qu’il s’est chargé de l’hérédité du péché, sur laquelle aucun homme n’a de prise. Dieu a fait « péché » son propre Fils afin que le pécheur soit rendu saint. Toute la Bible révèle que le Seigneur a porté les péchés du monde en s’identifiant aux pécheurs, et non seulement par sympathie pour eux. Il a volontairement pris sur ses épaules et porté dans sa propre personne, tout le fardeau immense du péché. Dieu l’a fait « péché pour nous », lui qui « n’avait pas connu le péché », et, en faisant cela, la Rédemption est devenue le fondement nouveau de toute l’humanité. Jésus Christ a réhabilité la race humaine. Il l’a restaurée dans sa destinée première, et chaque être humain peut retrouver la communion avec Dieu grâce à l’œuvre du Seigneur sur la Croix.

Aucun homme ne peut se racheter lui-même. La Rédemption, parfaite et complète, est l’affaire de Dieu. A chacun de nous il appartient de se l’approprier. Il est nécessaire de bien distinguer entre la révélation de la Rédemption et l’expérience personnelle du salut dans la vie d’un homme.